Donald Trump, Viktor Orban, CNews... Quand la droite populiste se prend un retour de bâton

Par Baptiste Gauthey et Thomas MahlerPublié le 28/04/2026 à 20:00 - L'Express - 28/04
La droite radicale, qui se croyait devenir hégémonique sur le plan culturel face à une gauche woke en perte de vitesse, multiplie les revers, des Etats-Unis à la Hongrie.

Les batailles culturelles sont aussi incertaines que les conflits au Moyen-Orient. Au début des années 2020, dans la foulée de MeToo et Black Lives Matter, une gauche progressiste qui ne jurait que par la justice sociale, la reconnaissance des identités et la lutte contre les discriminations semblait irrésistible. Partie des campus américains, la vague "woke" avait submergé les médias et les entreprises. Avec la victoire de Donald Trump en 2024, le reflux n’en fut que plus brutal. Les grandes heures du wokisme appartenaient déjà au passé : après un pic en 2021-2022, le mouvement n'a eu de cesse de décliner depuis, nous apprennent des analyses statistiques de The Economist.

Il n'en fallait pas plus pour que la droite anti-woke (aussi appelée "droite radicale", "droite populiste" ou encore "nouvelle droite"), savoure sa victoire et se rêve en position hégémonique. Mais ces dernières semaines, aux Etats-Unis comme en Europe, les nuages se sont accumulés au-dessus de cette internationale réactionnaire. Victime de ses outrances comme de son "excursion" en Iran, sa mascotte la plus médiatique, Donald Trump, connaît une baisse de popularité constante, à l’inverse ...
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