Michael, Nous l’orchestre, A voix basse : les nouveautés au cinéma cette semaine

Première - 21/04
Ce qu’il faut voir en salles

Ce qu’il faut voir en salles

L’ÉVÉNEMENT MICHAEL ★★★☆☆

De Antoine Fuqua

L’essentiel

Comment séparer l’homme de la musique, alors que le concept même d’une biographie d’un génie pop, est théoriquement de les réunir ? Voilà le pari d'Antoine Fuqua pour ce film consacré à Michael Jackson

Il faudrait réussir le biopic d’un homme à la fois idolâtré et ultra-controversé mais sans ne fâcher personne, en respectant les vivants, les morts, les victimes et les accords passés avec elles, les fans, les ayants-droits, les souvenirs des uns, des autres et de tout un chacun. Il faudrait séparer l’homme de la musique, alors que le concept même d’une biographie filmée, surtout celle d’un génie pop, est théoriquement de les réunir, comme les deux faces d’une même pièce. Le pari du film, aussi bien commercial qu’artistique, semble avoir été de jouer les signes de reconnaissance, le mimétisme, la copie la plus conforme possible à la trace du performer dans l’inconscient collectif (jusqu'à la tournée Bad, en 1987), et de se dire que si l’on parvient à s’approcher assez près d’une reproduction parfaite (ce qui est souvent le cas ici), alors celle-ci pourra se substituer à l’original en toute sécurité, comme un clone apprivoisé. Sous les traits de Jafaar son neveu, Michael Jackson est un génie doux et rien d'autre. Il aligne les tubes planétaires, ne fait pas de mal à une mouche et réalise le moonwalk à la perfection. Laissez vous aller. Vous êtes presque au cinéma, presque devant un film, presque devant vos souvenirs de jeunesse. C’est presque ça. Presque.

Paul Firmin

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PREMIÈRE A BEAUCOUP AIME

NOUS L’ORCHESTRE ★★★★☆

De Philippe Béziat

Pour raconter l’Orchestre de Paris, Philippe Béziat réinvestit les codes du film muet. C’est un comble mais surtout… un coup de maître. Six ans après le merveilleux Indes Galantes, le documentariste mélomane s’intéresse à la valse de vents, de cordes et de percussions qui remplit tous les jours les sinuosités futuristes du colosse aluminé de La Villette, à cet ensemble de cent-vingt musiciens dirigé par le finlandais Klaus Mäkelä depuis 2021. L'identité des musiciens, reconnue par la caméra, est effacée par leur instrument ; leurs témoignages se lisent dans des intertitres. Pour une fois, au cinéma, la musi...
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