Au printemps 2026, Washington a achevé la remise à Damas des dernières clés de ses bases militaires en Syrie, mettant ainsi fin à une décennie de présence militaire qui a redessiné les rapports de force au Moyen-Orient.
Ce retrait n’est pas seulement un départ sur le terrain, mais plutôt l’annonce officielle du déplacement de la « boussole stratégique » américaine vers les grands fronts de conflit avec la Chine et la Russie, et une application pratique de la doctrine des « engagements zéro », qui ne considère plus la survie sur le terrain comme une nécessité vitale.
Lorsque les forces quittent leurs bases, elles laissent derrière elles une nouvelle réalité sécuritaire qui met à l’épreuve la capacité des acteurs locaux et des alliances émergentes à combler le vide et à faire face aux possibilités de retour des cellules décentralisées de l’EI.
Dans ce rapport, nous révélons les trois dimensions de cette transformation, pour tenter de comprendre comment Washington gère ses dossiers dans le dernier quart d'heure.
La base de Qasark est le dernier point militaire majeur à être évacué le 16 avril 2026 (Anatolie)Le retrait américain est entré hier, jeudi, dans sa phase finale et définitive, dans une scène qui a tourné la page d’une décennie de présence militaire directe.
La base "Qasrak" a été la dernière étape, puisque mercredi soir dernier a vu le déplacement des dernières dizaines de camions militaires a...
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