Le Conseil européen se dirige vers une refonte.
Son membre le plus ancien, Viktor Orbán, est sur le point de quitter le pays après une défaite écrasante aux élections législatives qui ont mis fin brutalement à ses 16 années de pouvoir ininterrompu et parfois incontrôlé. Pour la première fois depuis une génération, la Hongrie sera dirigée par un autre Premier ministre, Péter Magyar, issu d'un autre parti, Tisza.
Le changement de garde modifie automatiquement la dynamique du pouvoir au sein de l’Union européenne, où la Hongrie, sous l’emprise étroite d’Orbán, est devenue synonyme de perturbation et d’obstruction, exaspérant les dirigeants de gauche, de droite et du centre.
Son recours notoire au veto, un outil juridique conçu comme un dernier recours et qu’Orbán a rendu coutumier, a été particulièrement agaçant pour les autres États membres. Ses vetos ont été diversement qualifiés de « transactionnels », de « mauvaise foi », « inacceptables » et de « chantage ».
Un diplomate de haut rang a un jour plaisanté en disant que les vetos d'Orbán étaient comme des poupées russes car « on ne sait jamais ce qui va suivre après celle-ci ».
Ces dernières semaines, la comparaison des poupées s'est transformée en « cheval de Troie » suite aux révélations explosives selon lesquelles le ministre des Affaires étrangères d'Orbán informait régulièrement son homologue russe, Sergueï Lavrov, des décisions clés de l'UE. Pour beaucoup, la situation était tout simplement in...
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