« N’ayons pas peur de copier les Chinois ! » François Provost, directeur général de Renault Group, fixe des objectifs ambitieux au constructeur français pour rester dans la course de l’électrification. Rencontre sur le site de l’usine du Mans (Sarthe) qui porte désormais le nom de Louis Schweitzer. Une façon de rendre hommage à celui qui amorça le virage de l’internationalisation, racheta la marque Dacia et lança des modèles iconiques comme la Twingo. Mettant l’accent sur l’innovation technique mais aussi sociale.
L’envolée du prix de l’essence pourrait-elle détourner les acheteurs des véhicules thermiques ?
Il n’y a pas si longtemps, c’était le 11 mars, certains de vos collègues et observateurs s’interrogeaient sur nos choix en faveur des véhicules hybrides et électriques. Nous présentions alors notre plan stratégique FutuREady (plan stratégique 2030). La crise actuelle nous conforte dans nos choix. Sur une Clio 6, vous pouvez, par exemple, rouler à l’électrique 80 % du temps en ville.
Est-ce que la guerre en Iran a un impact sur vos usines ?
Cette crise de l’énergie a un impact sur nos coûts de production et celui de nos fournisseurs. En Inde où nous sommes présents, le prix du gaz est très inquiétant. Mais il n’y a pas eu à ce jour d’arrêt de production et nos chaînes d’approvisionnement fonctionnent.
Comment piloter un groupe industriel dans un contexte aussi incertain ?
Avant même ce conflit au Moyen Orient, nous avons appris à anticiper et à nous adapter en permanence. Mais quel que soit le contexte, il faut fixer un cap. Et le nôtre est clair : nous voulons être le constructeur de référence en Europe.
Quels sont vos objectifs ?
En Europe, à l’hor...
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