Une exposition suédoise explore la vie d'un chroniqueur noir du XVIIIe siècle

Miranda Bryant - TheGuardian - 11/04
Né en esclavage, Adolf Ludvig Couschi Badin est devenu membre de la cour royale suédoise et a laissé un héritage de livres et de lettres.

En 1760, un enfant noir d’environ 10 ans arriva à la cour royale suédoise comme « cadeau » à la reine. Adolf Ludvig Gustav Fredrik Albrecht Couschi, connu sous le nom de Badin (dérivé du français pour farceur ou farceur), a ensuite occupé les titres de chambellan, secrétaire de cour, maître de ballet et fonctionnaire.

On pense qu’il est né esclave entre 1747 et 1750 dans l’ancienne colonie danoise de Sainte-Croix (qui fait aujourd’hui partie des îles Vierges américaines), où il appartenait à Christian Lebrecht von Pröck, qui l’a emmené au Danemark. Il fut « reçu » par Gustaf de Brunck, un conseiller suédois au commerce, qui plus tard « fit don » de Badin à la reine Louisa Ulrika.

À sa mort, Badin a laissé derrière lui des journaux intimes, une vaste collection de livres, des lettres privées et une autobiographie offrant une fenêtre sur sa vie à Stockholm aux XVIIIe et XIXe siècles.

Pourtant, il reste largement sous-étudié et, à bien des égards, négligé par le public suédois, bien qu’i...
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