"Un spectacle horrible nous a accueillis, avec des cadavres gelés", se souvient le sauveteur en montagne John-Erik Olofsson.
Près de 50 ans plus tard, l’homme aujourd’hui âgé de 88 ans ne parvient toujours pas à effacer l’image obsédante de cette mission de sauvetage vouée à l’échec.
En février 1978, des pêcheurs l'ont alerté d'un incident terrifiant survenu dans les montagnes d'Anaris, dans le Jämtland.
Quelques jours plus tôt, les sommets situés à la frontière entre la Suède et la Norvège avaient été frappés par une tempête anormale, déclenchant des vents semblables à ceux d'un ouragan et des températures inférieures à moins 20.
Il savait que quiconque était pris dans ce blizzard avait peu de chances de survivre. Mais rien n’aurait pu le préparer à l’horreur qu’il allait vivre.
Le 23 février, deux groupes de skieurs de fond sont partis du refuge de montagne de Lunndörren et se sont lancés dans la nature sauvage des montagnes blanches.
L'un des groupes était composé d'Eva Eriksson, Carina Axelsson, tous deux âgés de 17 ans, et de Christer Almqvist, Urban Falk, Sven-Gunnar Svahnström et Curt Hermansson, âgés de 22 à 37 ans.
Tous les six, originaires de Vaxjo, dans le sud de la Suède, faisaient partie d'un groupe local de sobriété et s'étaient lancés la nuit précédente dans leur voyage de ski de fond, enthousiasmés par leur aventure.
Sur la photo : le site où les sauveteurs ont récupéré les corps d'un groupe de skieurs de fond coincés dans une tempête de neige.
Les sauveteurs transportent les corps vers le bas de la montagne sur des traîneaux tirés par des jet-skis
Sur la photo : six des victimes de la tragédie des montagnes d'Anaris en Suède
Au lodge, ils rencontrèrent trois hommes de Lunndörrsstugan. Le lendemain matin, les deux groupes se sont dit au revoir e...
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