Revue The Palm House de Gwendoline Riley – la lauréate des mauvaises relations

Clare Clark - TheGuardian - 02/04
Riley a toujours embrouillé la cruauté avec une exactitude bouleversante. La nouveauté dans cette histoire de deux vieilles amies à Londres, c'est la délicatesse qu'elle apporte aux moments de tendresse.

Dans les premières pages de The Palm House, Londres est enveloppée dans une tempête de poussière venue du Sahara. Alors que de vieux amis Laura et Putnam se retrouvent pour prendre un verre dans un pub de Southwark, un paquet de chips ouvert entre eux, l'atmosphère occluse rend la ville d'une étrangeté troublante : le ciel est « jaune foncé… comme l'iode », tandis que les images du journal du soir montrent un « soleil rouge sang », une place de la ville « jaunâtre », un « nuage prodigieux menaçant le Shard ».

Telle une tempête de poussière saharienne, le travail de Gwendoline Riley redéfinit notre relation avec le familier, transformant la vie ordinaire et banale de ses personnages en quelque chose de surprenant et de nouveau. Ses protagonistes féminines, souvent elles-mêmes écrivains, luttent contre de mauvaises relations : dans First...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...