« En raison du conseil de défense convoqué par Emmanuel Macron, la réunion dédiée à l’économie de guerre est reportée », apprend-on auprès de Bercy.
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Au 18e jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis contre l’Iran, le conflit, qui a fait plus de 2 200 morts, en grande majorité au sein de la République islamique et du Liban, selon les autorités, continue d’embraser le Moyen-Orient.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu organise une réunion des ministres sur l'économie de guerre, à 14 h 15 à l'Hôtel de Matignon.
Cet après-midi également, un nouveau conseil de défense, convoqué par le président Emmanuel Macron, doit avoir lieu pour évoquer « la situation en Iran et au Moyen-Orient ».
Ce nouveau conseil intervient alors que son homologue américain Donald Trump fait pression sur la France pour qu’elle réponde positivement à sa demande d’aide pour la sécurisation du détroit d'Ormuz.
« En raison du conseil de défense convoqué par Emmanuel Macron, la réunion dédiée à l’économie de guerre est reportée », apprend-on auprès de Bercy.
Nitzan Horowitz, ancien député et ancien ministre israélien de la Santé, plaide sur RFI pour la fin de l’opération américano-israélienne.
Selon lui, les frappes israéliennes contre l’Iran ne permettront pas de renverser le régime. « Il est temps de trouver un autre chemin », appuie-t-il.
Concernant le Liban, une offensive terrestre d’envergure majeure serait « catastrophique ». « Le moyen le plus efficace pour désarmer le Hezbollah serait une coopération entre Israël et le gouvernement libanais », ajoute-t-il.
Une personne a été tuée par la chute de débris d'un missile intercepté à Abou Dhabi (Emirats arabes unis), ont annoncé les autorités, alors que l'Iran poursuit ses frappes de représailles chez ses voisins du Golfe.
« La chute de débris dans le quartier de Bani Yas, après l'interception d'un missile balistique par les défenses aériennes a entraîné la mort d'un ressortissant pakistanais », ont indiqué les autorités dans un communiqué sur X.
La veille, un ressortissant palestinien avait été tué en périphérie de la capitale émiratie lorsqu'un missile avait frappé sa voiture.
Cela porte à huit le nombre de morts dans le pays depuis le début du conflit, dont six civils et deux militaires tués dans un accident d'hélicoptère.
Cette réunion est organisée par Philippe Tabarot, ministre des Transports et Maud Bregeon, porte-parole du Gouvernement et ministre déléguée chargée de l’Énergie.
À 14 h 30, ils réuniront à l’Hôtel de Roquelaure les acteurs du transport routier de marchandises et de voyageurs, du transport public particulier de personnes (taxis et VTC), du transport fluvial et ferroviaire, ainsi que les distributeurs de carburant « pour évoquer les conséquences de la situation internationale sur leur activité et les réponses à y apporter collectivement », indique le ministère des Transports.
La France, le Canada, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni appellent à trouver « une solution politique durable » et exhortent « les parties à mettre immédiatement fin à cette escalade », dans une déclaration conjointe consultée par Ouest-France.
« Les attaques du Hezbollah contre Israël et les frappes visant des civils doivent cesser, et ses membres doivent déposer les armes. Nous condamnons la décision du Hezbollah de se joindre à l’Iran dans les hostilités, laquelle compromet davantage la paix et la sécurité dans la région ».
Ils appellent aussi à éviter « une offensive terrestre israélienne de grande envergure », qui « aurait des conséquences humanitaires dévastatrices et pourrait mener à un conflit de longue durée ».
« La situation humanitaire au Liban, notamment les déplacements forcés massifs en cours, est déjà extrêmement préoccupante », ajoutent-ils.
Ce nouveau conseil de défense – le dernier remonte au 10 mars – intervient alors que son homologue américain Donald Trump fait pression sur la France pour qu’elle réponde positivement à sa demande d’aide pour la sécurisation du détroit d'Ormuz.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu organise à 15 h une réunion des ministres sur l’économie de guerre, à l’Hôtel de Matignon.
Au lendemain d'une légère chute, les cours du pétrole s'envolaient de plus de 5 %, poussés par des inquiétudes persistantes sur l'offre de brut du Moyen-Orient où des installations énergétiques stratégiques subissent de nouvelles attaques.