Réinitialiser l’horloge pour fournir de nouveaux médicaments aux patients

Dominic Coyle Deputy Business Editor - The Irish Times - 13/03
Le président de l'Irish Pharmaceutical Healthcare Association, Shane Ryan, est convaincu qu'un nouvel accord avec le gouvernement peut être bénéfique pour les patients.

La découverte de médicaments était loin d'être dans l'esprit de Shane Ryan lorsqu'il a quitté l'école pour obtenir un diplôme en sciences au Trinity College de Dublin. À l'époque, au début des années 1990, il était conseillé à la plupart des diplômés en sciences de gravir les échelons, aboutissant à un doctorat et à une carrière universitaire.

Mais les modules de cours sur le développement de médicaments ont rapidement éveillé son intérêt, coïncidant avec une forte augmentation des investissements pharmaceutiques de Celtic Tiger en Irlande. En l’occurrence, il estime que plus de 90 pour cent de ses diplômés se sont dirigés directement vers l’industrie après avoir obtenu leur diplôme primaire.

Vingt-huit ans après une carrière qui l'a vu travailler pour les grandes sociétés pharmaceutiques Servier et Eli Lilly, il est aujourd'hui directeur général de l'activité irlandaise du spécialiste japonais des maladies rares Takeda. Mais il est également président de l’Irish Pharmaceutical Healthcare Association (Ipha), l’organisme industriel représentant les entreprises qui développent et fabriquent des médicaments et des vaccins.

À ce poste, il a passé les derniers mois dans des négociations avec le ministère de la Santé sur le renouvellement de l'accord de quatre ans entre les deux parties sur l'approvisionnement et le prix des médicaments.

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La tarification, comme toujours, est un sujet d'actualité pour l'État, le ministère de la Santé notant la semaine dernière que « la pérennité des dépenses de l'État en médicaments est essentielle ».

Cela s'est produit alors qu'il a annoncé la signature d'accords de quatre ans avec Ipha et Medicines for Ireland, dont les membres sont impliqués dans le secteur des génériques – des médicaments brevetés qui représentent la majorité de ce que nous consommons mais coûtent beaucoup moins cher.

Le département a noté que les dépenses en médicaments ont considérablement augmenté depuis 2021 et représentent désormais près de 1 € sur 8 € de dépenses publiques de santé, soit 12,5 pour cent du budget de la santé. Au Royaume-Uni, ce chiffre est plus proche de 9 pour cent, mais reste inférieur à la référence de 15 pour cent dans l’ensemble de l’UE.

Le nouvel accord reprend bon nombre des dispositions de son prédécesseur sur la manière dont les prix des médicaments seront fixés puis ajustés au fil du temps. Mais l’accent est davantage mis sur la maîtrise d’un processus d’approbation des médicaments devenu sclérosé et sur la garantie d’un approvisionnement fiable et constant e...
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