Faux sites, "boules puantes", programmes aseptisés... Comment l'intelligence artificielle parasite la campagne des élections municipales

France Info - 10/03
Un peu partout en France, des candidats sont la cible d'attaques générées grâce aux outils d'IA, comme des faux programmes ou des vidéos offensantes, qui viennent parfois pourrir la campagne du scrutin des 15 et 22 mars.

"Un jour, une habitante me dit : 'Tu sais ce qui circule sur toi ?' Et puis elle me montre une vidéo de moi en train de faire un strip-tease, en string et en musique". C'était en décembre. La députée du Rassemblement national Claire Marais-Beuil venait d'annoncer sa candidature à la mairie de Beauvais (Oise). "J'étais choquée, car on me représentait dans des positions gênantes, et j'ai pensé à mes petits-enfants. Je ne m'attendais pas à ce type de choses dans la campagne ; s'attaquer à une femme comme ça, c'est un retour en arrière que je n'avais pas imaginé, confie-t-elle à franceinfo. C'est pas comme ça qu'on doit s'affronter."

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La candidate, qui a porté plainte contre X après la diffusion de ce deepfake (le nom anglais donné aux fausses vidéos créées grâce à l'intelligence artificielle pour usurper l'identité de personnes réelles), n'est pas la seule à faire les frais de l'irruption de l'intelligence artificielle (IA) dans la campagne des élections municipales des 15 et 22 mars. "Il y a une généralisation de l'usage de l'IA par les candidats", observe...
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