Déconstruire la peur de la nuit, un chemin qui n’a rien de simple pour les femmes

Aïda Djoupa - Huffpost FR - 08/03
À l’occasion du 8 mars, Le HuffPost a interrogé plusieurs femmes sur leur rapport à la nuit. Un temps qui n’a rien d’anodin et qui nourrit des envies parfois contradictoires.
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« Je ne veux pas que ma peur m’empêche de faire des choses, mais je ne sais pas à quel point je peux m’en ficher et faire ce que je veux », raconte Emilie, 29 ans.

Si les mouvements féministes cherchent à se réapproprier l’espace nocturne depuis autant de décennies, ça n’a rien d’un hasard. Longtemps restreintes à la sphère domestique, les femmes ne se sentent pas toujours à l’aise en extérieur, notamment quand elle se déplacent la nuit.

Et d’autant plus en pleine période de backlash antiféministe, où des influenceurs masculinistes assument haut et fort de demander « une femme, après 22 heures, qu’est-ce qu’elle fout dehors ? ». Pourtant, l’espace public est aussi à elles. Mais leur envie d’en disposer au même titre que les hommes se heurte bien souvent à des sentiments complexes, ou le désir de liberté se mêle à un sentiment d’insécurité nourri - entre autres - par l’imaginaire collectif.

Manque de lumière, rues et routes vides

« Être une femme impacte ma peur », témoigne Céline,...
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