Comment Manuel Bompard veut faire exploser les Ecologistes et les ramener vers Jean-Luc Mélenchon - l'Opinion

L'Opinion - 05/03
Lors d’une réunion Zoom dont l’Opinion s'est procurée la retranscription intégrale, la tête pensante de La France insoumise a imaginé une stratégie pour attirer des écologistes en rupture de ban dans l’orbite mélenchoniste. Au cœur de cette manœuvre : Julia Mignacca, ancienne présidente du…

Une mystérieuse traînée de poudre. Fin janvier, en l’espace d’une semaine, une dizaine de cadres écologistes entrent en dissidence. Tous rejoignent des listes menées par des insoumis. A Montpellier, c’est Julia Mignacca, la présidente du conseil fédéral des Verts, qui ouvre la voie en s’alliant à la députée LFI de l’Hérault, Nathalie Oziol.

Deux jours plus tard, le 29 janvier, Jérôme Gleizes et Emile Meunier, deux élus écologistes au conseil de Paris, quittent l’union derrière le socialiste Emmanuel Grégoire pour s’afficher avec Sophia Chikirou. De Nantes à Marseille, en passant par Avignon, les départs se multiplient avec un même mot d’ordre : à bas l’alliance prioritaire avec le PS ! Dans le camp de Jean-Luc Mélenchon, on honore ces prises de guerre qui refusent de tourner le dos à une « écologie de rupture ».

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L’insurrection est partie d’une tribune publiée par Mediapart le 26 janvier, dans laquelle les signataires s’en prenaient à l’orientation prise par Marine Tondelier, passée à leurs yeux du statut de « trait d’union de la gauche » à celui, infâmant, de « béquille d’une social-démocratie qui entend exclure La France insoumise ».

A l’époque, la direction des Verts voit dans cette fronde « une opération de déstabilisation » pilotée en sous-main par LFI. Très ...
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