Ce qu’il faut voir en salles
L’ÉVÉNEMENT JUMPERS ★★★☆☆
De Daniel Chong
L’essentiel
Porté par une énergie débridée et complètement cartoon, ce film d’animation avance avec une liberté qui le rend joyeusement imprévisible. Un excellent cru de Pixar à la sauce Tex Avery
Le film s’ouvre sur un prologue terrassant. Pendant quelques minutes, Pixar retrouve la pureté émotionnelle, la grâce et la puissance de ses grands classiques. Puis Jumpers va prendre une direction différente. Moins élégiaque et… plus zinzin. L’histoire - une jeune femme projetée dans le corps d’un castor, au cœur d’une forêt menacée par un projet urbain - navigue avec aisance entre des influences assumées. D’Avatar à Pompoko en passant par Vice Versa. Au plaisir manifeste à jouer avec le rythme, à bondir d’une idée à l’autre, à multiplier les ruptures de ton sans jamais s’excuser. Le studio se déleste ainsi (momentanément ?) de son obsession récente pour l’introspection (Elio…), au profit d’un cinéma plus direct et plus joueur. Conséquence : on sent un plaisir quasi physique de mise en scène, une volonté de pousser les curseurs de l’humour très loin, même lorsque l’intrigue effleure des thèmes plus sombres. C’est d’ailleurs la réserve : à force de courir vite, à force de multiplier les idées folles, Jumpers laisse parfois sur le bas-côté certains enjeux qui auraient mérité d’être creusés. Mais cela n’entame pas l’élan général. Jumpers est un Pixar qui respire et qui ose s’amuser. Un Pixar à la Tex Avery que des classiques Disney . Un film qui bondit, trébuche parfois, mais se récupère toujours (avec humour).
Gaël Golhen
Lire la critique en intégralitéPREMIÈRE A BEAUCOUP AIME
PILLION ★★★★☆
De Harry Lighton
Pour son premier long, Harry Lighton a choisi de raconter une histoire d’amour pas comme les autres entre un jeune homme choriste à capella à ses heures perdues et un motard, sorte de chevalier en armure de cuir venu le sauver de la monotonie de sa vie de Tanguy trentenaire. Une relation dans laquelle très vite un déséquilibre s’installe, matérialisé par l’injonction d’une dévotion ménagère...
[Courte citation de 8% de l'article original]