L’Iran après Khamenei… vers le chaos ou le consensus ?

فاطمة الصمادي - Aljazeera - 02/03
De nombreuses réunions tenues par Khamenei avant son départ, notamment avec l'Assemblée des experts, indiquent que la question de sa succession a été discutée et discutée selon plusieurs scénarios.

L’Iran entre dans une nouvelle phase avec l’absence de l’ayatollah Ali Khamenei et, d’un point de vue constitutionnel, l’Iran n’aura pas de difficulté à combler ce vide. La Constitution iranienne détaille cette question, mais le point critique est que cette transition intervient au milieu d’une confrontation que mène la République islamique.

L'article 111 de la Constitution stipule : "En cas de décès, de démission ou de destitution du leader, l'Assemblée des experts prendra des mesures dans les plus brefs délais pour nommer un nouveau leader (sans préciser la durée). Jusqu'à ce que le leader soit nommé, un conseil composé du président, du chef du pouvoir judiciaire et d'un des juristes du Conseil des gardiens, choisi par le Conseil de discernement d'opportunité, assumera temporairement toutes les fonctions du leader."

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Bien entendu, l’article 111 considère le conseil, qui assume les fonctions de leader jusqu’à ce que son successeur soit choisi, comme « temporaire ».

Selon cet article, les membres de l’Assemblée des experts doivent nommer un nouveau leader « dans les plus brefs délais », mais il n’est pas précisé combien de temps ils auront pour procéder à cette sélection, ce qui se passera si une décision n’est pas prise sur quelqu’un, ni combien de temps durera cette sélection.

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La guerre est la guerre

« La guerre est la guerre, et nous sommes conscients de la force de l’armée américaine et de sa capacité à opprimer, mais nous sommes capables de lui nuire et de menacer ses intérêts. »

C’est ainsi qu’un responsable iranien que j’ai rencontré à Téhéran décrit la situation en lien avec les attaques menées par les États-Unis et Israël contre plusieurs cibles dans la matinée du 28 février 2026.

Les attaques ont visé le bureau du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, les ministères du renseignement et de la défense, les bureaux des commandements de sécurité, l'Organisation de l'énergie atomique et le bâtiment de l'autorité judiciaire.

Les attaques ont été réparties sur les villes de Téhéran, Lorestan, Alborz, Tabriz, Qom, Chabahar, Kermanshah, Ardabil, Khorramabad, Urmia, Ispahan, Mahabad et Bandar Abbas. L’Iran a répondu par des attaques de missiles et de drones contre des bases militaires américaines dans la région du Golfe ainsi que dans les territoires palestiniens occupés.

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