Le directeur du CNIO démissionne et ouvre une nouvelle crise dans le plus grand centre de cancérologie d'Espagne

Nuño Domínguez - El País - 27/02
Le conseil d'administration de l'institution accepte le départ de José Manuel Bernabé après une plainte pour harcèlement. Le responsable, qui enquêtait sur la corruption dans le centre, avait présenté sa démission début février

Le plus grand centre de recherche sur le cancer n'arrive pas à sortir de l'immense crise dans laquelle il est embourbé depuis près de deux ans. Ce vendredi, le conseil d'administration du Centre national de recherche sur le cancer (CNIO) a admis la démission de son directeur général, José Manuel Bernabé, contre lequel une plainte pour un cas présumé de harcèlement était en cours.

La plaignante est Laura Muñoz, qui a déposé sa plainte un jour après que le conseil d'administration l'a démis de ses fonctions de secrétaire générale, le 25 novembre, aux côtés de deux autres hauts fonctionnaires du CNIO pour leur prétendue relation avec le prétendu complot de corruption qui aurait pu voler quelque 20 millions d'euros dans les caisses du CNIO, et sur lequel le parquet anti-corruption enquête.

Bernabé était arrivé au CNIO en septembre 2025 dans le but d'enquêter sur ce prétendu complot de corruption, qui aurait fonctionné pendant des années dans le centre et dont le chef présumé serait l'ancien directeur, Juan Arroyo. Bernabé était un professionnel très respecté tant par le personnel du CNIO que par le ministère de la Science, de l'Innovation et des Universités, et il s'est consacré à cette tâche, travaillant sans relâche, selon des sources du centre.

Jusqu'à présent, Bernabé avait trouvé de nouvelles preuves de contrats irréguliers et avait envoyé jusqu'à cinq rapports au bureau du procureur faisant état de prétendues fraudes contractuelles qui profiteraient à Arroyo et aux personne...
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