Deux derniers orateurs doivent encore s'exprimer devant l'Assemblée, avant que les députés ne passent aux votes.
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Initialement prévus mardi, les votes solennels sur les textes portant sur la fin de vie, incluant celui d’Olivier Falorni (MoDem) et d’Annie Vidal (Ensemble pour la République), ont eu lieu ce mercredi 25 février 2026 à l’Assemblée nationale.
Les députés ont adopté un premier texte sur le développement des soins palliatifs, consensuel, qui prévoit notamment la création de « maisons d’accompagnement », intermédiaires entre le domicile et l’hôpital. Puis, ils ont adopté la proposition de loi sur l’aide à mourir.
Le parcours législatif du texte est encore loin d’être fini. Il doit être à nouveau étudié en avril au Sénat, qui l’avait rejeté en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot à l’Assemblée.
Deux derniers orateurs doivent encore s'exprimer devant l'Assemblée, avant que les députés ne passent aux votes.
Elsa Faucillon, députée de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) qualifie les deux textes d’indissociables. « Notre devoir est d’empêcher toute dérive, pas d’empêcher toute liberté », lance-t-elle devant les députés.
Pour la députée du groupe Écologiste et social Julie Laernoes, le texte sur « les soins palliatifs » et celui sur « l’aide à mourir » ne s’opposent pas, mais « se répondent ». « Ils procèdent d’une même exigence, celle d’une fin de vie digne », estime-t-elle.
La députée socialiste Océane Godard salue une « grande loi républicaine, de progrès, d’humanité, une loi attendue » et remercie celles et ceux qui se sont engagés sur ce texte. « Merci d’avoir partagé ce qui confine à l’intime », déclare-t-elle.
Alors que les prises de parole s’enchaînent à l’Assemblée cet après-midi avant les votes solennels, une trentaine de militants opposés au projet de loi sur la fin de vie ont été interpellés devant l’Assemblée hier, après un rassemblement non déclaré. Deux d’entre eux étaient toujours en garde à vue ce matin.
Fin de vie : deux militants opposés au projet de loi placés en garde à vue après un rassemblement non déclaré« Vous êtes en train d'organiser un droit de provoquer la mort. Vous prétendez défendre la liberté ; en réalité, vous installez une pression sociale permanente sur les malades, les personnes âgées, les handicapés », s'indigne devant l'Assemblée Hanane Mansouri, députée UDR.
Devant l’Assemblée, le député communiste Yannick Monnet dénonce « une injustice sanitaire » liée aux difficultés d’accès et aux disparités territoriales. Il estime que la proposition de loi dont il est question « constitue l’opportunité d’amorcer une nouvelle ère ».
« Le texte repose sur des conditions précises, cumulatives et exigeantes », rappelle Éric Martineau. « Refuser toute évolution reviendrait à ignorer les situations concrètes de souffrance auxquelles certaines personnes sont parfois confrontées sans solution », poursuit le député du groupe Les Démocrates.
Les députés adoptent un amendement du gouvernement visant à exclure « la souffrance psychologique seule » de l'aide à mourir.
« Cette introduction induirait une hiérarchie des souffrances », souligne Olivier Falorni, qui se prononce contre l’amendement soutenu par le gouvernement, visant à établir qu' « une souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier d’une aide à mourir. »
"Cette introduction induirait une hiérarchie des souffrances" : @OlivierFalorni se prononce contre l'amendement soutenu par le gouvernement, visant à établir qu'"une souffrance psychologique seu...
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