DIRECT. Fin de vie : l'Assemblée nationale adopte la proposition de loi sur l'aide à mourir

Ouest France - 25/02
Ce mercredi 25 février, à partir de 15 h, les députés ont adopté le texte sur le développement des soins palliatifs, et la proposition de loi sur l’aide à mourir, débattue depuis plusieurs années. Suivez en direct les scrutins.

Les temps forts

  • L'Assemblée nationale adopte la proposition de loi sur l’aide à mourir

  • L'Assemblée nationale adopte à la majorité absolue le texte sur le développement des soins palliatifs

  • Les députés s'apprêtent à voter

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  1. Le direct
  2. Le contexte

Initialement prévus mardi, les votes solennels sur les textes portant sur la fin de vie, incluant celui d’Olivier Falorni (MoDem) et d’Annie Vidal (Ensemble pour la République), ont eu lieu ce mercredi 25 février 2026 à l’Assemblée nationale.

Les députés ont adopté un premier texte sur le développement des soins palliatifs, consensuel, qui prévoit notamment la création de « maisons d’accompagnement », intermédiaires entre le domicile et l’hôpital. Puis, ils ont adopté la proposition de loi sur l’aide à mourir.

Le parcours législatif du texte est encore loin d’être fini. Il doit être à nouveau étudié en avril au Sénat, qui l’avait rejeté en bloc en première lecture. Le gouvernement devra ensuite vraisemblablement donner le dernier mot à l’Assemblée.

L'Assemblée nationale adopte la proposition de loi sur l’aide à mourir

L'Assemblée nationale adopte à la majorité absolue le texte sur le développement des soins palliatifs

Les députés s'apprêtent à voter

Les dernières prises de parole, avant les votes

Deux derniers orateurs doivent encore s'exprimer devant l'Assemblée, avant que les députés ne passent aux votes.

Deux textes indissociables, pour Elsa Faucillon

Elsa Faucillon, députée de la Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) qualifie les deux textes d’indissociables. « Notre devoir est d’empêcher toute dérive, pas d’empêcher toute liberté », lance-t-elle devant les députés.

Des textes qui se répondent, estime Julie Laernoes

Pour la députée du groupe Écologiste et social Julie Laernoes, le texte sur « les soins palliatifs » et celui sur « l’aide à mourir » ne s’opposent pas, mais « se répondent ». « Ils procèdent d’une même exigence, celle d’une fin de vie digne », estime-t-elle.

Une « grande loi républicaine, de progrès, d’humanité », pour Océane Godard

La députée socialiste Océane Godard salue une « grande loi républicaine, de progrès, d’humanité, une loi attendue » et remercie celles et ceux qui se sont engagés sur ce texte. « Merci d’avoir partagé ce qui confine à l’intime », déclare-t-elle.

Deux militants opposés au projet de loi placés en garde à vue

Alors que les prises de parole s’enchaînent à l’Assemblée cet après-midi avant les votes solennels, une trentaine de militants opposés au projet de loi sur la fin de vie ont été interpellés devant l’Assemblée hier, après un rassemblement non déclaré. Deux d’entre eux étaient toujours en garde à vue ce matin.

Fin de vie : deux militants opposés au projet de loi placés en garde à vue après un rassemblement non déclaré
Un point sur les amendements adoptés
  • Les députés ont décidé de refaire de l’auto-administration de la substance létale la règle, et l’administration par un soignant l’exception. Cet amendement prévoit donc, comme à son arrivée dans l’hémicycle, que le malade s’administre lui-même le produit, sauf s’il n’est « physiquement pas en mesure de le faire », auquel cas un médecin ou un infirmier s’en chargera.
  • Les députés se sont également prononcés sur la caractérisation de la « souffrance » ouvrant la possibilité de demander une aide à mourir. Le texte prévoyait que le patient doive présenter une souffrance « physique ou psychologique », mais, à l’initiative du gouvernement, les députés ont supprimé cette notion, précisant qu’une « souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier de l’aide à mourir ».
« Vous êtes en train d'organiser un droit de provoquer la mort », lance Hanane Mansouri

« Vous êtes en train d'organiser un droit de provoquer la mort. Vous prétendez défendre la liberté ; en réalité, vous installez une pression sociale permanente sur les malades, les personnes âgées, les handicapés », s'indigne devant l'Assemblée Hanane Mansouri, députée UDR.

« L’opportunité d’amorcer une nouvelle ère », selon Yannick Monnet

Devant l’Assemblée, le député communiste Yannick Monnet dénonce « une injustice sanitaire » liée aux difficultés d’accès et aux disparités territoriales. Il estime que la proposition de loi dont il est question « constitue l’opportunité d’amorcer une nouvelle ère ».

« Refuser toute évolution reviendrait à ignorer les situations concrètes de souffrance »

« Le texte repose sur des conditions précises, cumulatives et exigeantes », rappelle Éric Martineau. « Refuser toute évolution reviendrait à ignorer les situations concrètes de souffrance auxquelles certaines personnes sont parfois confrontées sans solution », poursuit le député du groupe Les Démocrates.

Les députés adoptent un amendement du gouvernement visant à exclure « la souffrance psychologique seule »

Les députés adoptent un amendement du gouvernement visant à exclure « la souffrance psychologique seule » de l'aide à mourir.

« Une hiérarchie des souffrances », selon Olivier Falorni

« Cette introduction induirait une hiérarchie des souffrances », souligne Olivier Falorni, qui se prononce contre l’amendement soutenu par le gouvernement, visant à établir qu' « une souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier d’une aide à mourir. »

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