Pour lui, la poésie – qu’il la lise ou qu’il l’écrive – est une source précieuse et inspirante. Il avait lui-même publié il y a quelques années un recueil de poésie intitulé « Waiting for Rainbows », expression éloquente de son aspiration à l’aube de l’espoir, de la beauté et de la joie. Et il se retrouve à attendre encore !
Dans ces trois poèmes relativement courts, il y a un ton de tristesse, de chagrin et peut-être parfois de désespoir. Ils peuvent constituer une lamentation ou une élégie pour le monde, l’humanité, la justice et la paix, et l’expression d’une grave déception face à l’expérience américaine et aux promesses du rêve américain de prospérité, de libertés, de lumière et d’émancipation.
Ce ton rappelle peut-être les lamentations de Jérémie ibn Hilkiah au VIe siècle avant JC. Il fut l’un des derniers prophètes des enfants d’Israël, comme le rapporte le Livre des Lamentations de l’Ancien Testament.
Jérémie se tenait sur les ruines de la Jérusalem « biblique » après sa destruction par Nabuchodonosor, roi des Chaldéens, et déplorait les ruines d’un royaume et un destin qu’il avait prophétisé et mis en garde depuis longtemps.
Jérémie avertissait les enfants d’Israël du véritable mal qu’ils avaient fait aux yeux du Seigneur, notamment une déviation du monothéisme, une tendance à l’idolâtrie, à la corruption et à l’effondrement des conditions morales et éthiques de survie. L’expression « Et Israël fit ce qui déplaît aux yeux de l’Éternel » était répétée dans l’Ancien Testament. Tandis que Jérémie leur décrivait les moyens de se repentir et de se réformer, ils tombèrent dans l’oreille d’un sourd.
Le livre « L’horizon de la Palestine vers une paix juste » de Richard Falk (Al Jazeera)En outre, dans ces trois poèmes, il y a des échos et des atmosphères du poème « The Waste Land » (1922), du poète américai...
[Courte citation de 8% de l'article original]