Sept années de réflexion : le Parlement, le pouvoir et la route vers 2030

MSN - 17/02
Emmerson Mnangagwa Est-ce l'anti-coup d'Etat de la décennie, ou simplement un précédent ? Le changement le plus conséquent est la proposition visant à abroger l'élection publique directe du Président et à la remplacer par une élection par le Parlement. Dans le même temps, la durée du mandat présidentiel et parlementaire passerait de cinq à sept ans. D'autres amendements ajusteraient le rôle des Forces de Défense, modifieraient certains aspects de la nomination des juges, augmenteraient le nombre de sénateurs...

Emmerson Mnangagwa

Est-ce l’anti-coup d’État de la décennie, ou simplement un précédent ? Le changement le plus conséquent est la proposition visant à abroger l'élection publique directe du Président et à la remplacer par une élection par le Parlement. Dans le même temps, la durée du mandat présidentiel et parlementaire passerait de cinq à sept ans.

D'autres amendements ajusteraient le rôle des forces de défense, modifieraient certains aspects de la nomination des juges, augmenteraient le nombre de sénateurs nommés par le président, transféreraient la délimitation à une nouvelle commission et transféreraient certaines fonctions d'enregistrement des électeurs au registraire général. Dans l’ensemble, il s’agit de la refonte la plus importante du règlement constitutionnel de 2013 à ce jour.

Les faits ne sont pas contestés. S'il est adopté, le président ne sera plus élu au scrutin national. Les membres du Parlement éliraient le président, selon des procédures supervisées par le juge en chef ou un juge désigné (espérons-le, pas doté du patronage du parti et des gros SUV). La durée du mandat serait portée à sept ans. Le Président nommerait dix sénateurs supplémentaires.

Le langage décrivant la fonction des Forces de défense passerait d’une obligation de faire respecter la Constitution à un devoir d’agir conformément à celle-ci. La Commission du genre du Zimbabwe serait absorbée par la Commission des droits de l'homme. Les entretiens publics pour certaines nominations judiciaires seraient supprimés. La délimitation électorale serait séparée de la Commission électorale partisane du Zimbabwe (ZEC) et confiée à un nouvel organe. Les responsabilités en matière d’inscription des électeurs seraient déplacées.

Chacune de ces clauses peut être défendue isolément. Telle est la position du gouvernement. La stabilité, la continuité politique, la clarté administrative et l’alignement sur des modèles comparatifs sont les justifications avancées. Une présidence parlementaire existe ailleurs. L'Afrique du Sud élit son prési...
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