Le malaise qui ne semble pas grave mais qui l’est, et très grave : pourquoi est-il si difficile de demander de l’aide à temps ?

MSN - 13/02
Contenu réservé aux abonnés Le malaise qui ne semble pas grave mais qui l'est, et très grave : pourquoi est-il si difficile de demander de l'aide à temps ? Santé mentale Entre « il ne se passe rien » et « je n'en peux plus », il existe un espace à peine visible dans lequel on avance sans mettre de nom sur ce qui se passe. Cette souffrance normalisée finit par affecter la santé mentale...
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Le malaise qui ne semble pas grave mais qui l’est, et très grave : pourquoi est-il si difficile de demander de l’aide à temps ?

Santé mentale

Entre « il ne se passe rien » et « je n'en peux plus » il y a un espace à peine visible dans lequel on avance sans mettre de nom sur ce qui se passe. Cette souffrance normalisée finit par affecter la santé mentale et physique.

Tous les problèmes émotionnels ne se présentent pas comme une crise évidente ou ne nous obligent pas à nous arrêter immédiatement. Dans de nombreux cas, ils s’installent petit à petit et se mélangent à la routine quotidienne, sans qu’il y ait un moment clair où ils soient identifiés comme quelque chose de différent du « statu quo ». La vie continue, les responsabilités aussi, et ce qui se passe à l’intérieur reste en arrière-plan. Entre « il ne se passe rien » et « je n'en peux plus » il y a un espace à peine visible, dans lequel on avance sans finir de nommer ce qui se passe.

Ce juste milieu n’est pas seulement une perception individuelle ou une expérience isolée. Cela se reflète également dans les données officielles sur la santé mentale de la population espagnole. Selon l'Enquête espagnole sur la santé de 2023, environ 14,6 % de la population âgée de 15 ans et plus ont déclaré avoir souffert d'une maladie dépressive au cours des semaines précédant l'entretien, et 8 % présentaient des symptômes de dépression sévère.

Je me suis dit qu'il fallait que je m'organise mieux ou être moins exigeant envers moi-même (...) Cela a fonctionné à huis clos, mais je me suis senti dépassé

Camille

(47)

De même, une partie significative de la population adulte présentait un certain degré de symptômes dépressifs, avec une prévalence plus élevée chez les femmes que chez...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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