Selon le journaliste de Mehr ; Ces dernières années, la conception de la guerre a fondamentalement changé. Ce qui signifiait autrefois principalement sous forme de conflits physiques, d'affrontement direct des forces militaires, de supériorité des armes dures et de contrôle de la géographie territoriale, est aujourd'hui de plus en plus transféré à des niveaux qui, bien qu'invisibles, ont un effet profond et structurel sur l'équilibre des pouvoirs. Dans ce nouveau modèle, les données, les algorithmes, les systèmes d’information et les infrastructures numériques sont devenus non seulement des outils de support, mais des éléments indépendants et déterminants du pouvoir national ; Des éléments qui peuvent perturber le fonctionnement des institutions vitales, la chaîne décisionnelle et la résilience sociale d’un pays sans tirer une seule balle.
Ce changement conceptuel signifie déplacer le champ de bataille des lignes de contact physiques vers les réseaux, les centres de données, les systèmes de contrôle et les plateformes de communication ; Là où la frontière entre paix et guerre est devenue extrêmement fluide et où des actions hostiles peuvent avoir lieu sous couvert d’activités techniques, économiques ou même de services. Dans une telle situation, la puissance de défense ne se mesure plus par le nombre de chars, de chasseurs ou de missiles, mais par le degré de maîtrise des infrastructures numériques, la capacité à protéger les données et la capacité à perturber les systèmes critiques de l’autre camp deviennent des indicateurs clés de dissuasion.
Malgré cette évolution fondamentale, l’expérience des conférences et réunions spécialisées dans le domaine de la défense et de la sécurité montre que la cybersécurité n’est toujours pas bien comprise et internalisée dans de nombreux pays. L’accent continue à être mis sur les dimensions tradition...
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