Morade Aïssaoui : « Je voulais un film où la caméra devient un passager »

Première - 05/02
Le réalisateur raconte comment il a pensé N121, un huis clos urbain à l'immersion brûlante

Porté par un trio d’ados, N121 enferme une dizaine de passagers dans un bus de nuit et suit l’escalade d’une simple incivilité vers le drame. Morade Aïssaoui revient sur la genèse d’un film tendu, immersif et humain.

Dans N121, un simple trajet de bus de banlieue bascule lorsque trois jeunes, embarqués dans leur quotidien, se retrouvent mêlés à une incivilité qui dégénère. Le film, presque intégralement tourné dans un bus, s’impose comme un huis clos nerveux, immersif, où chaque geste peut faire dérailler la situation. Plus qu’un thriller social, N121 explore la mécanique du préjugé  et comment une série de micro-réactions peut entraîner un drame.

Pour son premier long-métrage, Morade Aïssaoui choisit une mise en scène épurée, collée aux corps, pensée pour que le spectateur devienne lui-même un passager. Dix ans de maturation, un tournage mené dans l’urgence, un cast de jeunes presque inconnus : A...
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