Les décisions erratiques du président américain Donald Trump ne sont pas sans conséquences : ces dernières semaines, de nombreux chefs d'État et de gouvernement occidentaux se sont rendus en Chine et les relations avec Pékin sont de plus en plus au centre de l'attention.
Au cours des deux derniers mois seulement, le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre irlandais Micheál Martin, le Premier ministre canadien Mark Carney, le Premier ministre finlandais Petteri Orpo et le Premier ministre britannique Keir Starmer se sont rendus dans la capitale chinoise. Le chancelier allemand Friedrich Merz (CDU) est attendu à Pékin à la fin du mois.
Les visites officielles, dont l'objectif principal est d'obtenir un meilleur accès au marché chinois notoirement restrictif, coïncident avec une tension croissante dans les tensions transatlantiques.
Ces tensions sont notamment alimentées par la politique étrangère de plus en plus expansive de Washington – plus récemment, par exemple, par la tentative extraordinaire de faire pression sur le Danemark pour qu'il vende le Groenland.
La fracture croissante au sein de l’alliance transatlantique n’est pas passée inaperçue auprès du président chinois Xi Jinping. Lorsqu’il rencontre des dignitaires occidentaux, il profite régulièrement de l’occasion pour critiquer indirectement le président américain Donald Trump – et en même temps présenter la Chine comme un défenseur fiable du multilatéralisme.
"L'ordre international est soumis à de fortes pressions. Le droit international ne peut être efficace que si tous les pays le respectent", a déclaré M. Xi lors d'une réunion avec le Premier ministre britannique Keir Starmer, selon un communiqué officiel.
Dans le même temps, on parlait « d’unilatéralisme, de protectionnisme et de politique de puissance ».
Pékin ne cache guère son objectif stratégique : creuser un fossé entre l’Europe et les États-Unis et étendre sa propre influence géopolitique aux dépens de Washington. Les chefs d’État et de gouvernement occidentaux ont jusqu’à présent réagi ouvertement mais prudemment à ces avancées.
On craint fortement qu’une approche trop démonstrative à l’égard de la Chine ne provoque la colère de Trump. "C'est très dangereux pour eux de faire cela", a déclaré le p...
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