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[MAGAZINE] Justice reproductive : "encore des situations de détresse"
Les nouvelles Caledoniennes -
01/02
La justice reproductive n’est pas un slogan. C’est un concept qui combine droits humains, égalité et justice sociale. Or, en Nouvelle-Calédonie, la carte des soins se déchire entre Nouméa et le reste du territoire : dispensaires fermés, médecins rares, déplacements coûteux. Entretien avec Frédérique Cid, directrice de l’association Prismes. Un article de notre partenaire le magazine L Calédonie, paru en décembre.
Pour commencer, pouvez-vous rappeler ce qu’est l’association Prismes ?
Prismes (Prévention, Respect, Inclusion, Sida, Mieux-être, Égalité, Sexualités) est née le 1er janvier 2025 de la fusion de deux associations actives depuis plus de trente ans : le CP2S (Comité pour la promotion de la santé sexuelle) et Solidarité Sida NC. Ensemble, nous agissons sur la santé affective, relationnelle et sexuelle, avec un ancrage historique sur le VIH et l’accompagnement des personnes vivant avec le VIH. Cette fusion répond à la nécessité de mutualiser nos moyens humains et opérationnels dans un contexte sanitaire et social chahuté.
Quand on parle de “justice reproductive”, de quoi s’agit-il exactement ?
La justice reproductive renvoie à des droits et à l’équité. Elle repose sur trois piliers : le droit de ne pas avoir d’enfant, ce qui suppose un accès effectif à la contraception, à l’IVG et à une éducation de qualité à la sexualité ; le droit d’avoir des enfants ; et le droit d’élever ses enfants dans la dignité et la sécurité.
Où en est la Nouvelle-Calédonie aujourd’hui ?
Les inég... [Courte citation de 8% de l'article original]
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