La Tempête semble être le drame shakespearien parfait pour un expérimentateur. Après tout, il s’agit avant tout d’artifice et interroge la construction de l’art comme illusion à travers la magie brute de Prospero. Son partenariat avec le scénariste-acteur-réalisateur expérimental Tim Crouch semble donc naturel. Ou plutôt non naturaliste car cette production douloureusement conceptuelle en souligne pleinement l’artifice.
Il perce avec insistance le quatrième mur jusqu'à ce que le drame devienne plombé de messages sur le théâtre et que l'acte de regarder soit épuisant. C'est peut-être ça le but ? Les acteurs sont souvent assis en cercle, bougeant à peine, comme s'ils étaient en répétition. Parfois, ils trébuchent dans leurs ...
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