Pleurs, sommeil, coliques : ce que la science m’a permis de comprendre sur mon bébé

Victor GarciaPublié le 31/01/2026 à 16:00 - L'Express - 31/01
En trois mois de paternité, notre journaliste a été submergé d’informations plus ou moins fiables. Déformation professionnelle oblige, il a vérifié.

Mon fils est né voilà trois mois. "C'est l’événement le plus merveilleux et le plus banal du monde", m’a dit mon père, réjoui que je le devienne à mon tour. Merveilleux car j’ai ressenti à ce moment les émotions les plus intenses de ma vie. Banal parce que des milliards de parents l’ont vécu avant moi. Pour eux comme pour moi, une multitude de questions se sont imposées, avec leurs cortèges de réponses et de conseils souvent contradictoires…

Mes réseaux sociaux - Instagram en tête - ont compris que j’allais être papa il y a déjà des mois. Je ne compte plus les vidéos censées répondre à mes interrogations et craintes que mon flux m’a imposées. Certaines intéressantes, d’autres anxiogènes, culpabilisantes ou trompeuses. Informations auxquelles s’ajoutent les conseils de la multitude de sites web spécialisés, des proches, sans oublier les intelligences artificielles. Etre journaliste scientifique ne m’a pas empêché de tomber dans certains pièges. Mais cela m’a au moins poussé à vérifier — du moins quand j’avais le temps — les informations que l'on me présentait.

Les pets de la honte

Comparé aux autres mammifères, l'être humain met au monde des bébés que l'on pourrait considérer comme de grands prématurés. A la naissance, le cerveau fait 25 % de sa taille adulte. Les parents doivent donc décoder leurs étranges rejetons afin de répondre à leurs besoins sans faire n’importe quoi… Ce qui ne nous empêche pas de commettre des erreurs.

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La première nuit à la maternité, morts de fatigue, ma compagne et moi avons dormi six heures de suite. Nous ne savions pas qu’il fallait réveiller notre fils toutes les deux à trois heures pour le nourrir. Au milieu de la nuit, quand il a poussé quelques faibles cris - il avait faim, avons-nous compris le lendemain -, je l’ai pris sur mon ventre et… je me suis endormi sur un de ces fauteuils dépliables, étroits et inconfortables mis à disposition des conjoints. Il aurait pu tomber. J’aurais pu l’étouffer. Heureusement, aucun d...
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