La séance est de nouveau suspendue afin que les députés s’expriment sur la motion de censure déposée par le RN et UDR.
Les députés ont rejeté la motion de censure déposée par la gauche ce mardi 27 janvier 2026. Il leur reste encore à s’exprimer sur celle déposée par l’extrême droite.
Ces motions ont été déposées en réaction à la décision du Premier ministre Sébastien Lecornu de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la partie dépenses et l’ensemble du budget de l’État. La partie recettes a quant à elle été adoptée vendredi dernier après le rejet de deux motions de censure.
Ces deux motions devraient être repoussées par l’Assemblée nationale, entraînant l’adoption en nouvelle lecture du projet de loi de finances. Le texte serait alors transmis au Sénat où il devrait être examiné jeudi. Mais les Sages pourraient le rejeter d’emblée, permettant son retour rapide à l’Assemblée pour une lecture définitive.
La séance est de nouveau suspendue afin que les députés s’expriment sur la motion de censure déposée par le RN et UDR.
La motion de censure déposée par LFI, les Écologistes et le Parti communiste n'a réuni que 267 voix. Il en aurait fallu 289 pour qu'elle soit adoptée.
Selon Sébastien Lecornu, « la seule question militaire [...] aurait dû conduire les partis politiques à traiter cette séquence budgétaire autrement ». Il a assuré aux députés : « S'il n'y avait pas eu cette question militaire, j'aurais pu être tenté de laisser les débats se poursuivre encore. »
"La seule question militaire [...] aurait dû conduire les partis politiques à traiter cette séquence budgétaire autrement", estime @SebLecornu. "S'il n'y avait pas eu cette question militaire, j'aurais pu être tenté de laisser les débats se poursuivre encore." #DirectAN pic.twitter.com/pYkvvFadhb
— LCP (@LCP) January 27, 2026
La séance est suspendue le temps pour les députés de voter.
Le coeur politique est ailleurs, je veux parler de la défense [...] Ce qui frappe dans cette séquence, c'est une forme d'hypocrisie collective [...] Sur un tel sujet, dans un tel contexte, il fallait que le Parlement se prononce sans ambiguïté [...]
— Sébastien Lecornu, Premier ministre
Sébastien Lecornu défend son budget face aux députés. Selon lui, ce texte budgétaire « décide que la France ne peut plus vivre comme si ses finances n’avaient pas de limite ». Il estime que ce budget répond à un défi « essentiel » : « ramener le déficit public à 5 % ».
Il estime que durant les débats parlementaires, aucune alternative sérieuse n’a été proposée « sans augmenter les impôts » ou « augmenter les dépenses ». Il dénonce également des « impôts imaginaires » et des « dépenses imaginaires » votés par certains députés et sénateurs durant les débats qui ont duré plusieurs mois.
« Un budget sérieux repose sur des choix assumés, chiffrés, traçables, c’est que nous avons fait avec les ministres », se félicite le Premier ministre.
Doter la France d'un budget est le minimum que nous devons à nos concitoyens [...] Est-ce à dire que c'est un bon budget ? Bien sûr que non. [...]
— Philippe Bonnecarrère, député non inscrit
Nous considérons qu'un budget imparfait est préférable à pas de budget du tout [...] Plus que jamais, la situation exige de nous montrer unis
— Corentin Le Fur, député Droite républicaine
Le député Droite républicaine, Corentin Le Fur dénonce la posture de LFI et du RN, « qui n’ont qu’un seul but : empêcher un budget ». De son côté, il estime que « rien n’est pire que l’incertitude ».
« Durant six mois, avec les députés de la Droite républicaine, nous nous sommes battus pour les classes moyennes, les retraités, pour ne pas alourdir le coût du travail », souligne-t-il.
« Ce budget ne ressemble plus du tout au musée des horreurs qu’avait voulu nous vendre M. Bayrou, assure-t-il. C’est un budget de compromis […] mais reste imparfait. »
Les partis politiques sont au service de la prise de décision et de la gouvernabilité et non du gouvernement [...] À celles et ceux qui pensent que les socialistes ont sauvé le gouvernement, nous avons sauvé la gouvernabilité [...] Le groupe de parlementaires a fait le choix en pleine conscience de penser plus grand [...] C'est une force d'opposition constructive
— Océane Godard, députée Socialistes et apparentés
Ce budget coupe 2 milliards d'euros aux collectivités [...] Vous voulez empêcher les futurs élus municipaux d'exécuter leurs progammes
— Hadrien Clouet, député LFI
Hadrien Clouet s’attaque aux socialistes, qui ne voteront pas la censure. « Dans le monde réel, il n’y a pas une seule contribution du parti socialiste dans le texte, tance-t-il. Si le capitaine du Titanic avait été socialiste, il aurait serré la main de l’iceberg. »
Ce budget, c'est la double peine ou devrais-je dire la double Le Pen [...] Les différents points de ce budget sur les étrangers sont copiés-collés de l'extrême droite avec les voix du Parti socialiste
— Hadrien Clouet, député LFI
Ce texte est un texte de compromis, de raison [...] La France n'a pas besoin de vacarme mais d'un débat apaisé, de stabilité et de sérieux [...] C'est pour ces raisons que notre groupe ne votera pas la censure
— Julie Delpech, députée Ensemble pour la République
Ces motions de censure ont été 150 heures de vacarme et de théâtre [...] Ces motions relèvent d'une stratégie politique commune aux deux extrêmes : faire croire que la France est ingouvernable pour se poser en sauveurs [...] Le chaos est leur carburant po...
[Courte citation de 8% de l'article original]