Uyariy, de Javier Corcuera, de José Ragas

José Ragas - La República - 27/01
Pourquoi devrais-je le faire ? Cinquante morts, cent ou deux cents, c’est toujours un coût trop faible pour ceux qui cherchent à se maintenir au pouvoir. 

La tentative de fermeture du Congrès par l'ancien président Pedro Castillo et la vacance de son poste ont créé un vide de pouvoir dans un pays qui a connu des années d'instabilité politique. Une fois de plus, un scénario s’ouvrait dans lequel une autorité élue interrompait son mandat et la décision de savoir qui devait le remplacer reposait entre les mains d’un Congrès qui avait poussé le pays à ce scénario depuis des mois, étant donné l’impossibilité d’annuler la victoire électorale du candidat de gauche. La solution qui s'est imposée a été de permettre au vice-président d'entrer en fonction.

Mais cette solution ne jouissait pas d’une légitimité populaire, même s’il s’agissait d’une succession institutionnelle. Cela a été perçu plutôt comme une manœuvre des groupes de pouvoir au Parlement pour pouvoir gouverner sans problème et préparer les p...
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