Cela ressemble plus à une chaussette usée qu’à un redoutable prédateur. Il se déplace plus lentement qu'un escalier roulant. Selon la plupart des témoignages, il s'agit d'une relique maladroite et presque aveugle, dérivant dans les eaux crépusculaires de l'Arctique, à la recherche paresseusement de restes de nourriture.
Mais le requin du Groenland, un animal qu’un chercheur a dit (avec amour), « on dirait qu’il est déjà mort », est également l’une des espèces biologiquement énigmatiques les moins comprises de la planète.
Mais ce mois-ci, les scientifiques ont fait une découverte révolutionnaire : les requins ne sont pas, en fait, aveugles. Les résultats récemment publiés bouleversent les croyances répandues et exposent les défis liés à l’étude d’un requin qui a longtemps résisté aux avancées de la science. Mais la nature perturbatrice de la recherche souligne également les défis auxquels les scientifiques sont confrontés pour prédire comment un changement climatique rapide pourrait nuire ou aider les poissons insaisissables.
« Les requins du Groenland représentent un mystère absolu », déclare Jena Edwards, écologiste marine canadienne. "Même les choses que nous pensons savoir, nous sommes encore un peu incertains. Tout à leur sujet est un point d'interrogation."
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