Témoignages de rédacteurs sur la torture et la négligence dans les prisons de l'occupation

علا محمد - Aljazeera - 20/01
La détention dans les prisons de l'occupation menace la vie des prisonniers en raison de la torture et de la négligence médicale délibérée, ce qui laisse des séquelles sanitaires et psychologiques à long terme même après leur libération. Une réalité amère et des conditions de détention difficiles racontées par les rédacteurs d'Al Jazeera Net.

Naplouse - Le journaliste et prisonnier libéré Mujahid Bani Mufleh (35 ans), de la ville de Beita, à l'est de Naplouse, ne s'est réjoui qu'un jour de sa liberté, car il a subi une grave hémorragie cérébrale qui lui a fait perdre connaissance, ce qui a nécessité son transfert à l'hôpital et une intervention chirurgicale urgente, au grand étonnement de sa famille.

Mujahid, qui a été arrêté il y a 6 mois et qui était en excellente santé, est revenu avec une perte de poids d'environ 25 kilos et une santé et un état psychologique qui se détérioraient.

Dans une scène qui résume la cruauté des premiers instants de liberté, Abdullah, le frère de Moudjahid, a décrit l'état de son frère au moment de sa libération, alors que ses dents claquaient à cause de la gravité du froid, en disant : "Il tremblait tellement qu'il n'a pu prononcer une phrase complète et cohérente qu'un quart d'heure après l'avoir réchauffé et mis dans la voiture".

Des conditions de détention meurtrières

Abdullah attribue cette situation au fait que l'occupation a délibérément laissé Moudjahid dehors dans un froid glacial pendant 5 heures, pour ensuite le libérer tard dans la nuit, portant des vêtements légers (un pantalon e...
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