Diffusé le dimanche 18 janvier (21 h 05) sur Canal+, le documentaire consacré à Romain Ntamack ne se contente pas de retracer la carrière de l’un des meilleurs ouvreurs du rugby mondial. Il propose un portrait émouvant d’un homme façonné par une histoire familiale dense, une exigence presque écrasante et une année 2024 charnière marquée par la blessure, la paternité et le retour au plus haut niveau. Le récit est fluide, riche en images d’archives, mais aussi très maîtrisé, parfois au point de laisser une impression de sagesse assumée, d’aspérités parfois polies.
Dès les premières minutes, le ton est donné. Les images croisées d’Émile et Romain Ntamack, se répondant à distance sur cette idée qu’il faut suivre les pas d’une légende du rugby français, installent le fil rouge du film : la transmission. Celle d’un nom, d’une culture du travail, d’une obsession de la performance. Le récit remonte alors aux racines familiales. La grand-mère, pied-noire d’Algérie, mais aussi Emile et son frère Francis évoquent l’exil, l’arrivée en France depuis le Cameroun, la difficulté de s’imposer dans « un monde de blancs ». Une histoire de survie, marquée par une di...
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