La prolongation du mandat de Mnangagwa est bloquée par la constitution et menacée au sein de son propre camp

MSN - 09/01
Tendai Ruben Mbofana L’aveu du parti au pouvoir, le ZANU-PF, selon lequel il a « recalibré » son programme controversé pour 2030 après avoir omis de publier au Journal officiel les amendements constitutionnels proposés avant la date limite promise du 31 décembre 2025, est plus qu’un incident de procédure. Pour recevoir directement les articles de Tendai Ruben Mbofana, veuillez rejoindre sa chaîne WhatsApp sur : https://whatsapp.com/channel/0029VaqprWCIyPtRnKpkHe08 C'est une indication révélatrice que le Président Emmerson...

Tendaï Ruben Mbofana

L’aveu du parti au pouvoir, le ZANU-PF, selon lequel il a « recalibré » son programme controversé pour 2030 après avoir omis de publier au Journal officiel les amendements constitutionnels proposés avant la date limite promise du 31 décembre 2025, est plus qu’un incident de procédure.

Pour recevoir directement les articles de Tendai Ruben Mbofana, veuillez rejoindre sa chaîne WhatsApp sur : https://whatsapp.com/channel/0029VaqprWCIyPtRnKpkHe08

C’est une indication révélatrice que le chemin parcouru par le président Emmerson Mnangagwa pour prolonger son mandat au-delà de 2028 est semé d’obstacles juridiques sérieux, d’erreurs de calcul politiques et de dangers potentiellement déstabilisateurs – dont certains émanent de son propre camp.

Au centre de ce débat se trouve une question constitutionnelle fondamentale que les loyalistes de Mnangagwa ont tenté, sans succès jusqu’à présent, d’éviter : le mandat du président peut-il être prolongé sans obtenir le consentement direct du peuple du Zimbabwe par le biais d’un référendum national.

La Constitution est sans ambiguïté sur cette question, tant dans la lettre que dans l'esprit.

L'article 95(1) fixe le mandat présidentiel à cinq ans, tandis que l'article 95(2) limite une personne à deux mandats de président, que ces mandats soient consécutifs ou non.

Ces dispositions ne sont pas des clauses autonomes qui peuvent être modifiées de manière sélective pour des raisons de commodité politique ; ils définissent la substance même de la présidence comme une fonction limitée dans le temps.

Pourtant, certains loyalistes de Mnangagwa ont tenté d’avancer un argument superficiellement intelligent mais constitutionnellement creux : il est possib...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...