Les discussions américaines sur la mainmise du Groenland nuisent déjà à l’OTAN

MSN - 08/01
L’idée que Washington intervienne militairement dans un pays allié a été considérée auparavant comme impensable. L’administration Trump oblige l’OTAN à faire preuve d’imagination.

L’idée que Washington intervienne militairement dans un pays allié a été considérée auparavant comme impensable. L’administration Trump oblige l’OTAN à faire preuve d’imagination.

L’OTAN dispose de centaines et de centaines de pages de plans militaires détaillés sur la manière de se protéger contre les attaques, mais les scénarios de dissuasion et de défense envisagent toujours un adversaire extérieur. Il n’existe pas de guide sur la façon de gérer les menaces croissantes du président Donald Trump de s’emparer du territoire d’un allié par tous les moyens nécessaires. Jusqu’à présent, la stratégie du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a consisté à garder le silence, ce qui ne fonctionnera pas longtemps.

La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a tenté de calmer l'appétit américain en avertissant lundi que "si les Etats-Unis choisissent d'attaquer militairement un autre pays de l'OTAN, alors tout s'arrêtera, y compris l'OTAN et donc la sécurité établie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale".

Des propos coûteux pour la crédibilité de l'OTAN

Mais même en l’absence – ou peut-être avant – de tout mouvement militaire, l’impact de cette rhétorique croissante ne peut à lui seul être sous-estimé.

"C'est une immense victoire pour [le président russe Vladimir] Poutine que nous ayons même cette discus...
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