Tête en avant, l'homme-oiseau s'élance sur le tremplin, passe de 0 à 90 km/h en quelques secondes puis s'envole. « On donne notre impulsion au niveau de la table, développe Nicolas Dessum, l'entraîneur de l'équipe de France masculine de saut à skis. On passe d'une position fléchie, la plus aérodynamique possible, à une position où l'on cherche à s'étaler sur l'air pour avoir un maximum d'appui. C'est un moment critique. »
Vous vous souvenez de la résistance ressentie lorsque vous sortez une main par la fenêtre d'une voiture en mouvement ? Vous l'avez ? Imaginez maintenant le même effet sur l'ensemble de votre corps et deux skis de 11 cm de large et 2,30 m de long. « Ça n'a rien à voir avec une chute libre, précise la Française Joséphine Pagnier, qui compte, à 23 ans, deux victoires en Coupe du monde (2023). On a l'impression d'aller au-delà de la gravité, mê...
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