Maxime Regazzoni, « Max R » pour les initiés et ses followers sur Strava, était parti confiant de son domicile du Doubs. Le thermomètre extérieur indiquait -4°C, pas de quoi refroidir le cyclo de l'extrême, jamais rassasié tant qu'il n'a pas accompli ses 180 ou 200km quotidiens, par tous les temps.
Parti en veste thermique-corsaire, de son propre aveu « pas l'habillement adéquat », Max s'est fait surprendre par un de ces « trous à froid » dont la Franche-Comté n'est pas avare. En géologie, on appelle ça une combe, une vallée dominée par des crêtes. « En hiver, l'air y est stagnant, humide, décrit Max. On peut y constater des baisses de températures spectaculaires. »
Quand l'intrépide s'est engagé dans la combe située sur la commune d'Orchamps-Vennes, le froid l'a saisi « en l'espace de cinq minutes à peine. J'étais au milieu du brouillard givrant, il devait faire -25°C. Je me suis mis à crier de douleur. Au bout d'un moment, j'ai eu la sensation que mon corps endolori s'endormait. J'ai essayé de mettre plus d'intensité, sans parvenir à me réchauffer. Mes jambes commençaient à devenir un peu rosées. »
La sortie achevée tant bien que mal, les jambes de Max ont viré au violet. « J e ne les sentais plus. Des cloques se formaient. » Le dermato a diagnostiqué des gelures profondes au deuxième degré. Une pathologie de grognard durant la retraite de Russie.
Pansements, crème hydratante, patchs humides pour faciliter le rétablissement, long. Des plaies ont mis entre trois et cinq mois à cicatriser, « et j'en porte encore les stigmates sur les membres inférieurs. » La sortie de l'horreur remonte au début de l'année 2024. Elle a incité Max (26 ans) à plus de précautions. « La nature m'a donné une sacrée leçon. » Rouler sous la barre auta...
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