La journée du 3 janvier s’est terminée sur un et double succès complet pour le président Donald Trump. Un triomphe du point de vue géopolitique et de la politique intérieure américaine. Mais pour la démocratisation et la future gouvernabilité du Venezuela, il est très discutable que ce soit un succès, au-delà de la chute du dictateur Nicolas Maduro.
Trump peut afficher un succès interne indéniable, face aux élections de mi-mandat à la fin de cette année en 2026. Et il l’obtient sans avoir entraîné son pays dans une guerre longue et coûteuse. Cela aurait bouleversé cette partie de son électorat MAGA, caractérisé par une tendance plus isolationniste. De plus, comme les anciens empereurs romains - par exemple, comme Aurélien l'a fait avec Zénobie de Palmyre - il peut exhiber à ses partisans un trophée de chair et de sang : l'image emblématique et médiatique d'un Maduro capturé et menotté. Et jugez-le pour trafic de drogue, comme cela est arrivé au Hondurien Juan Orlando Hernández, que Trump a d’ailleurs récemment gracié. Les guerres ne gagnent pas les élections, mais dans ce cas, pour le leader, c'est l'occasion d'éviter le danger de devenir un canard boiteux plus tôt que prévu.
Géopolitiquement, les États-Unis renforcent la sphère d’influence sur l’Amérique latine que ...
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