Au Gabon, les sorties précoces du système scolaire ne relèvent ni d’un accident passager ni d’un simple relâchement des familles ou des élèves. Elles constituent une réalité structurelle, documentée et mesurable, que les données nationales et internationales permettent désormais d’objectiver avec précision. Les ignorer revient non seulement à subir leurs conséquences sociales, mais aussi à renoncer à gouverner une part essentielle du capital humain du pays.
Les statistiques de l’Institut de statistique de l’UNESCO (UIS), croisées avec celles de la Banque mondiale et de l’UNICEF, montrent que le Gabon affiche depuis plusieurs années un taux brut de scolarisation au primaire supérieur à 100 %, témoignant d’un accès quasi universel à l’école de base, y compris avec des phénom...
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