Le nouveau livret du Hamas sur les inondations. Que couvrait-il ? Qu'a-t-il ignoré ?

أحمد مولانا - Aljazeera - 26/12
Alors que la fin de l’année 2025 approche et que la controverse s’intensifie sur les répercussions de l’inondation d’Al-Aqsa, le mouvement Hamas a publié une brochure intitulée « Notre récit : l’inondation d’Al-Aqsa… Deux ans de résilience et de volonté de libération » dans le but d’orienter le débat sur les véritables causes de l’inondation.

Alors que la fin de l’année 2025 approche et que la controverse sur les répercussions du déluge d’Al-Aqsa s’intensifie à mesure que la guerre passe de sa phase militaire ouverte à la phase de conflit autour du récit, le Mouvement de la Résistance islamique (Hamas) a publié une brochure intitulée « Notre récit : Le déluge d’Al-Aqsa… Deux ans de résilience et de volonté de libération » dans le but d’orienter le débat sur le déluge face aux récits israéliens et occidentaux, et même à d’autres. récits critiques arabes et palestiniens.

Le livret adopte un langage direct et déclaratif qui met en avant des éléments précis et œuvre à établir une lecture spécifique de l’événement face aux contre-lectures. Le livret acquiert ainsi son importance en tant que matériau politique capable d’analyse et de critique, qui ouvre la voie à l’analyse de ses axes, à l’examen de sa logique interne et à la remise en question de ce qu’il propose et de ce qu’il évite.

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Motifs de l'inondation

Le livret construit son interprétation des événements du 7 octobre sur un long récit qui commence avec les révolutions de 1920 et se poursuit jusqu'à l'occupation de 1948, et présente l'inondation comme le résultat cumulatif d'un long chemin historique de mandat, d'occupation, de déplacement et de politiques d'exclusion qui ont ciblé la présence palestinienne.

L’inondation s’inscrit alors dans le contexte d’un conflit ouvert qui a atteint son apogée avec la montée des gouvernements israéliens d’extrême droite et l’accélération des projets de colonisation et de judaïsation à Jérusalem et en Cisjordanie, alors que le nombre de colons en Cisjordanie a doublé, passant de 280 000 en 1993 après la signature des accords d’Oslo à 950 000 colons en 2023.

Le livret se concentre également sur l’échec de la voie du règlement politique et tient Israël pour responsable d’avoir vidé l’Accord d’Oslo de son contenu, sur la base des déclarations de Netanyahu rejetant la création d’un État palestinien et de la transformation de l’Autorité palestinienne en une entité dénuée de souveraineté et incapable de protéger les droits nationaux, ce qui a représenté une rupture qui a mis fin à tout horizon de règlement et a consolidé la logique de confrontation.

Le livret accorde une importance particulière au dossier des 5 000 prisonniers palestiniens avant le déluge, et le présente comme un facteur central dans la décision d'affronter (Reuters)

Il développe la description des transformations en Israël depuis fin 2022, avec la montée de l’alliance du Likoud et du sionisme religieux, et la remise de points sensibles à des personnalités extrémistes telles que le ministère de la Sécurité nationale à Itamar Ben Gvir et le ministère des Finances et de l’Administration civile de Cisjordanie à Smotrich, et relie cela aux tentatives d’imposer de nouveaux faits sur le terrain en Cisjordanie et à Jérusalem, en prélude à la liquidation de la question palestinienne.

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Le livret se déplace ensuite vers la bande de Gaza, présentant l’environnement qui a précédé le 7 octobre comme un véritable état de troubles, résultat d’un blocus à long terme, de politiques de punition collective et de restrictions globales de la vie quotidienne. Il aborde également les données de sécurité liées aux plans du Shin Bet visant à cibler les dirigeants du Hamas une semaine avant l'inondation, afin de confirmer l'idée selon laquelle l'inondation était une opération préventive en vue d'une attaque israélienne imminente.

Le livret accorde également une importance particulière au dossier des 5 000 prisonniers palestiniens avant le déluge et le présente comme un facteur central dans la décision d’affronter, à la lumière du blocage de l’horizon politique pour leur libération et de l’escalade des politiques de répression à l’intérieur des prisons. La présentation des motifs de l'attaque se poursuit en abordant l'incapacité des institutions internationales, notamment les Nations Unies et le Conseil de sécurité, à imposer une quelconque obligation à Israël, qui agit comme un État au-dessus des lois avec le soutien américain et occidental.

Le premier chapitre se termine en replaçant le déluge d’Al-Aqsa dans une trajectoire historique connectée de révolutions et de soulèvements palestiniens qui ont commencé en 1920, et le présente comme une nouv...
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