Sans les montrer, Kyïv (Kiev) affirme avoir des preuves que la Russie est l'auteur des cyberattaques contre ses sites gouvernementaux. Selon Microsoft, cette attaque, sous la forme d'un malware déguisé en ransomware, serait bien plus importante et toucherait de nombreuses agences et organisations gouvernementales ukrainiennes.
À la suite de la cyberattaque massive commise le 13 janvier, c'est-à-dire, dès le lendemain de la fin des pourparlers entre la Russie et l'Otan sur la crise ukrainienne, l'enquête pour déterminer son origine est toujours en cours. Selon le SBU, le service ukrainien de renseignements, 70 sites gouvernementaux auraient été attaqués et dix d'entre eux piratés. Toujours d'après le SBU, aucune fuite de données n'aurait eu lieu. Si aucun organisme international ne se risque à attribuer l’attaque, tous les regards se tournent vers la Russie.
De son côté, l'Ukraine n'hésite pas à dénoncer l'auteur supposé de cette attaque. C'est ainsi que dans un communiqué, le ministère ukrainien de la Transformation numérique a déclaré « à ce jour, toutes les preuves indiquent que la Russie est derrière la cyberattaque ». Pour le ministre, il s'agit d'une « manifestation de la guerre hybride que la Russie mène contre l'Ukraine depuis 2014 ». Toujours selon le ministère, l'objectif du Kremlin reste de déstabiliser le gouvernement ukrainien, tout en sapant la confiance des populations. La Russie a nié avec une pointe de sarcasme être l'auteur de l'attaque.
En attendant d'o...
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