Harceleur familier

VnExpress - VN Express - 14/12
«Je suis tellement choqué…».

A l'autre bout du fil, ma fille - 18 ans, étudiante au lycée aux Etats-Unis - parlait d'une voix étranglée de sa camarade de classe qui venait d'être maltraitée par son petit ami.

Pas un étranger, pas une situation louche en public, mais quelqu'un en qui elle avait confiance. Ce choc n'a pas été seulement pour la victime mais aussi pour ma fille – l'une des rares filles asiatiques à l'école. J'ai dit : "Je ne comprends pas. Comment cela a-t-il pu arriver comme ça...".

J'étais sans voix. Non pas parce que l’histoire est étrange, mais parce qu’elle est si familière. Le harcèlement et les abus sexuels ne viennent souvent pas de l’obscurité, mais se cachent sous la lumière de la familiarité et de l’intimité.

En Amérique, où mon enfant vit et étudie, la notion de consentement est enseignée très tôt. On enseigne aux enfants que : qu'il s'agisse d'un amant, d'un mari ou d'une femme, ou de toute autre relation, s'il n'y a pas de consentement clair, il s'agit toujours...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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