Partie intégrante de l'équation sécuritaire du Pays Dogon, donc au Mali, le groupe Dan Na Ambassagou est un acteur avec lequel il faut compter dans la lutte contre les djihadistes au Sahel. Récemment, il est passé à la vitesse supérieure à travers la dispense d'une formation paramilitaire à des recrues venues d'un peu partout. Objectif : monter en efficacité contre l'ennemi djihadiste et en sensibilité par rapport aux problématiques de droits de l'homme. Pointé du doigt dans des drames sanglants qui ont eu cours dans le Pays Dogon, il a vu son chef Youssouf Toloba rencontrer récemment le ministre de la Réconciliation du gouvernement de transition. Pour mieux expliciter ses différentes positions sur ce qui se passe au Mali actuellement, son chef, Youssouf Toloba, s'est confié au Point Afrique.
Le Point Afrique : Vous êtes le chef de guerre de Dan Na Ambassagou, votre mouvement doit-il être considéré comme un groupe d'autodéfense ou une milice ?
Youssouf Toloba : Nous sommes convaincus de nous battre pour la République, pour le pays, pour tout le monde. Nous n'acceptons pas que l'on nous traite de bandits ou de malice étant entendu que, de manière généralé, le terme “milice” a une connotation negative voire pejorative. Nous ne sommes pas une milice, nous sommes plutôt des résistants comme ceux qui, en France, lors de la seconde guerre mondiale, ont pris les armes contre les Allemands qui étaient les envahisseurs.
Comment recrutez-vous vos membres ? Nous avons vu sur les checkpoints des combattants qui nous avaient l'air bien jeune. À partir de quel âge peut-on intégrer votre mouvement ?
Pour intégrer Dan Na Ambassagou, i...
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