Si Nouméa accueille des croisiéristes depuis près de 80 ans, l'activité s'est surtout développée dans les années 2000. "Le nombres d'escales est passé de 50 en 2007, à 300 en 2012, puis à 460 en 2016-2018 ", explique Élodie Jaunay, directrice de l'agence Kenua, agent maritime auprès des armateurs. La crise sanitaire a mis un coup d'arrêt à l'activité avec la fermeture des quatre escales calédoniennes en 2020 (Nouméa, Lifou, Maré, île des Pins). Fin 2022, seules Nouméa et Lifou ont rouvert. En 2023, l'activité a redémarré avec 188 touchers. Nouméa et Lifou ont alors accueilli 343 703 passagers, consolidant la place de la Nouvelle-Calédonie dans le top 5 des ports de croisière français.
Mais cet élan a de nouveau été stoppé par les exactions de mai 2024. "Seuls 111 touchers ont eu lieu l'an dernier, puisque durant six mois les navires ont été reroutés vers d'autres destinations comme le Vanuatu ou le Queensland, précise la directrice de Kenua. Depuis, la reprise se fait timidement. Les armateurs, encore affaiblis par le Covid, s'inquiètent du niveau de sécurité ici. Le gouvernement australien, notamment, a gardé en mémoire les difficultés d'évacuation de ses ressortissants à la suite du 13-Mai". Afin de rassurer les deux principaux armateurs, ils ont été invités à Lifou dès juillet 2024. En octobre, un premier navire s'y est rendu, et à partir de novembre, les escales sont redevenues plus régulières. "Mais à un niveau bien inférieur à ce que l'on a pu connaître, et cette tendance va se poursuivre", annonce Élodie Jaunay.
"Le manque d'esc...
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