L’affirmation est audacieuse : IonQ vise à déployer 2 millions de qubits d’ici 2030, une ambition qui remodèlerait l’échiquier du calcul quantique. Le développement de ces technologies représente une rupture potentielle pour de nombreux secteurs qui vont de la pharmacie à la finance. Voyons cette entreprise et son défi de plus près.
La société a été fondée en 2015 à College Park, dans le Maryland. Cette entreprise américaine est spécialisée dans le matériel et les logiciels pour l’informatique quantique. Coté à la bourse de Wall Street, (NYSE : IONQ), la société dispose d’une capacité d’investissement importante. A la date de ce dossier, l’action IONQ est de 47 dollars.
La firme valorisée à 16,6 milliards de dollars USD est née d’une collaboration entre deux sommités du domaine, notamment le Pr Christopher Monroe de l’Université du Maryland. Ce professeur est une figure clé des ions piégés depuis les années 1990. L’autre co-fondateur, le Pr Jungsang Kim de l’Université Duke, est aussi un expert en photonique.
Cette fondation académique procure à IonQ l’usage de décennies de recherche fondamentale. Les travaux théoriques et expérimentaux du Prix Nobel David Wineland sont aussi inclus dans le capital de connaissance de l’entreprise. Par ailleurs, l’ambition de cette marque reste facile à comprendre : développer des ordinateurs quantiques universels.
Les systèmes quantiques appliqués en informatique sont donc basés sur les ions piégés (Trapped Ions). Ce choix technologique est un pivot...
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