Pas de surprise ! Les chiffres publiés le 13 janvier par la Nasa et par la NOAA, l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique, confirment la tendance annoncée en début de semaine par le service européen Copernicus de surveillance de l'atmosphère. Notre Planète continue de se réchauffer inexorablement.
Est-ce fait du hasard ? Un pied de nez ou une sorte d'ironie du sort ? Ou alors doit-on y voir un nouvel appel du pied de notre Planète ? Le 13 janvier, un nouveau record de chaleur a été égalé en Australie. Le mercure est monté jusqu'à 50,7 °C sur la côte ouest. En Australie, c'est le cœur de l'été. Mais tout de même. Il est question, là, du record de température pour tout l'hémisphère sud.
Ouch...Western Australia is scorching right now with temperatures hitting a staggering +50.7°C (123°F).This ties the highest ever temperature measured in the Southern Hemisphere (and equals the Australian all-time record from 1960). pic.twitter.com/aL0k0H9b8V
— Scott Duncan (@ScottDuncanWX) January 13, 2022
Le tout au moment même où la publication des chiffres de la Nasa et de l'Agence américaine d'observation océanique et atmosphérique (NOAA) venait confirmer ceux déjà rendus publics en début de semaine du service Copernicus de surveillance de l'atmosphère dans le cadre du changement climatique (C3S). L'année 2021 se classe parmi les années les plus chaudes jamais enregistrées.
(1/6) It’s official: 2021 was Earth’s 6th-warmest year on record according to NOAA and @NASA scientists.The average global surface temperature rose 1.51°F (0.84°C) above average, per findings by @NOAANCEI. https://t.co/y7Qo2bB2Qh#StateOfClimatepic.twitter.com/5ZrahwAEt0
— NOAA (@NOAA) January 13, 2022
Alors certes, il y a de petites différences d'appréciation. Les uns -- la Nasa et la NOAA -- estiment que 2021 est la sixième année la plus chaude alors que les autres -- le C3S -- la classe en cinquième position. Les uns évoquent une anomalie de température de +0,85 °C -- par rapport à la moyenne de 1951-1980 -- et les autres, de +0,3 °C -- par rapport à la moyenne de la période 1991-2020. Mais à la fin, tout le monde est d'accord. « La complexité des diverses analyses est sans importance parce que les signaux sont extrêmement forts », souligne Gavin Schmidt, directeur du principal centre de modélisation climatique et de recherche sur le changement climatique de la Nasa, dans un communiqué. « Il n'y a aucun doute. Le réchauffement climatique constitue désormais une menace existentielle de notre temps », renchérit Bill Nelson, administrateur de la Nasa.
2021 was tied for the sixth-warmest year since at least 1880, when @NASA’s record begins. We work together with @NOAA to track Earth’s global temperature as part of our work monitoring our changing climate. https://t.co/VoL93oVnoqpic.twitter.com/KtueEw372P
— NASA Earth (@NASAEarth) January 13, 2022
En ne considérant que les températures mesurées au-dessus des terres dans l'hémisphère nord, l'année 2021 serait montée sur le podium des plus chaudes. Juste derrière 2016... et 2020. Et les températures des océans, elles, ont atteint un nouveau maximum mondial. Le précédent record avait été établi en... 2020 !
Stretching back to 1880, NASA’s record shows a clear warming trend. However, individual weather events and La Niña — a pattern of cooler waters in the Pacific that was responsible for slightly cooling 2021’s average temperature — can affect individual years. pic.twitter.com/2ivIbo84l4
— NASA GISS (@NASAGISS) January 13, 2022
Les données de la NOAA révèlent par ailleurs que, même si là non plus, aucun triste record n'a été battu en 2021, la couverture annuelle de glace de mer, aussi bien en Arctique qu'en Antarctique, s'est située sous la moyenne -- de la période 1979-2021. Le nombre de cyclones tropicaux, quant à lui, a dépassé la moyenne. Même si leur intensité est restée très limitée.
La Nasa, elle, nous rappelle notre responsabilité en la matière. Celle de nos émissions de gaz à effet de serre. « Huit des dix années les plus chaudes de notre Planète se sont produites au cours de la dernière décennie. Un fait incontestable qui souligne la nécessité d'une action audacieuse pour sauvegarder l'avenir de toute l'humanité », déclare Bill Nelson. Tout en mettant l'accent sur le rôle crucial que les scientifiques ont à jouer pour comprendre comment notre Planète change et comment nous pouvons nous y préparer et nous y adapter.
Vous n'avez peut-être pas le sentiment que 2021 a été une année particulièrement chaude. Pourtant, le service européen Copernicus de surveillance de l'atmosphère le confirme aujourd'hui : les sept années qui viennent de s'écouler ont été les sept années les plus chaudes jamais enregistrées.
Article de Nathalie Mayer paru le 10/01/2021
« Ces sept dernières années ont clairement été les sept années les plus chaudes jamais enregistrées. » C'est l'information principale à retenir des chiffres publiés aujourd'hui par l'initiative européenne Copernicus de surveillance de l'atmosphère dans le cadre du c...
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