La crise bruxelloise partage avec cet épisode un parfum communautaire. La tuyauterie institutionnelle avait été rafistolée avait été rafistolée en 1999 au niveau bruxellois, face à la menace pressante du parti d’extrême droite flamand Vlaams Blok, devenu entretemps Vlaams Belang, de bloquer les institutions de la Région-capitale et par-delà celles du pays, via l’obtention d’une majorité dans le groupe linguistique néerlandophone à Bruxelles. Cela avait incité le législateur à instaurer une représentation flamande garantie de 17 sièges (sur 89) accessibles par un nombre sensiblement moins élevé de suffrages que les sièges du groupe francophone.
Mais dans une Région-métropole de plus en plus diversifiée, ce régime protectionnel a séduit des formations moins regardantes à leur appartenance linguistique qu’à l’effet d’aubaine d’une représentation parlementaire plus accessible par ce canal.
Il en a résulté en juin 2024 un paysage politique plus éclaté que jamais. Crédité de quatre sièges, Groen l’a emporté, côté néerlandophone devant la Team Fouad Ahidar, née à l’initiative de l’élu ex-sp.a et ex-vooruit, sur fond de visions divergentes dans la société bruxelloise non au plan linguistique mais de thèmes touchant aux convictions religieuses.
Côté francophone, le MR l’a emporté de manière incontestable, mais avec les Engagés, il n’a pas atteint la majorité dans le groupe francophone, contrairement à la Région Wallonne et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Contrairement au p...
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