Aya Nakamura publie ce vendredi Destinée, un cinquième album maîtrisé de bout en bout, comme si elle consolidait un territoire qu'elle n'a jamais cessé d'agrandir. En moins d'une décennie, celle que « Djadja » a propulsée au rang de phénomène mondial est devenue l'artiste francophone la plus écoutée au monde, entendue aux quatre coins du globe. Aux Jeux olympiques de Paris, elle a crevé l'écran aux côtés de la Garde républicaine et appartient désormais à ce cercle minuscule de chanteuses françaises qui ont atteint le rang d'icônes planétaires.
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Pour mesurer le chemin parcouru, il faut revenir en 2018, au début de son ascension. Elle avait 23 ans, deux disques d'or, mais rien n'était acquis. Dans une partie du milieu culturel, son succès était accueilli avec prudence, parfois même avec un dédain à peine voilé. À l'époque, je travaillais dans un magazine culturel : obtenir pour elle une place dans le journal avait tenu du bras de fer, tant les résistances restaient vives. Celle qui avait grandi entre Bamako et la cité des 3000, à Aulnay-sous-Bois, percevait parfaitement ce doute qui ...
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