Ne l’appelez plus Project Kuiper. Sept ans après ses débuts, l’offre d’internet par satellite d'Amazon est proche d’un lancement commercial et prend le nom de Leo. Fini donc le nom de code qui rappelait la ceinture de Kuiper, un anneau d’astéroïdes du système solaire externe. Leo renvoie cette fois à l’acronyme LEO pour Low Earth Orbit, soit l’orbite basse où évoluent les satellites d'Amazon, à plus ou moins 600 kilomètres au-dessus de la Terre.
Place donc aux grandes manœuvres dans l’espace pour le géant de l’e-commerce qui entend concurrencer Starlink, filiale de SpaceX, et leader incontesté avec quelque 10 000 satellites au-dessus de nos têtes. Depuis avril, six missions spatiales se sont enchaînées et Amazon Leo a déjà envoyé plus de 150 satellites.
A raison de 24 à 27 satellites lancés par mois, le nouvel acteur du new space entend constituer une constellation initiale de plus de 3 000 engins spatiaux. La moitié de ces satellites devrait être en orbite d’ici à juillet 2026 grâce à ses capacités d’industrialisation. Amazon a monté une usine de 172 000 m2, à Kirkland, dans l’État de Washington, pour produire à la chaîne ces satellites.
Sans attendre, Amazon Leo a déjà commencé à remplir son portefeuille clients. L’américain JetBlue sera la première compagnie aérienne à proposer la connectivité satellitaire d’Amazon Leo à bord de ses avions. DIRECTV Amérique latine et Sky Brasil, qui font partie du groupe Vri...
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