La facture de la guerre des ondes face à l’offensive de Huawei sur la 5G

Atlantico - 03/04
Sébastien Dumoulin publie « La guerre mondiale des ondes : le roman d’espionnage de la 5G » aux éditions Tallandier. En vingt ans, Huawei est devenu le numéro 1 mondial des télécoms. Mais faut-il confier son réseau 5G - qui pilotera les usines, véhicules et villes de demain - à une entreprise chinoise ? Accusé d'être un cheval de Troie du Parti communiste, Huawei est la cible depuis 2018 d'une attaque sans précédent des Etats-Unis. Extrait 1/2.

Les opérateurs télécoms ont tendance à regarder la question de leurs équipements – et c’est bien naturel – sous un prisme technique et économique. Les histoires de politique commerciale internationale, de possibles prises d’otages ou de pirates sponsorisés par des États ne sont pas des éléments à faire valoir devant un conseil d’administration. De leur point de vue, Huawei est un excellent fournisseur, à la fois par la qualité de ses produits et de ses services, qui n’a jamais été pris en défaut sur des questions de sécurité. Les États-Unis peuvent bien accuser Huawei de tous les crimes du monde, ils n’ont pas apporté le début d’une preuve que Pékin se servait de son champion national des télécoms pour espionner ou saboter les infrastructures de pays tiers. Dès lors, pourquoi s’en passer ? D’autant que les consignes des autorités sont loin d’être claires. « On dit des choses publiquement, on ne dit jamais de nom et dès qu’on a le dos tourné, on nous passe ...
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