Dans le dispositif de cadrage qui ouvre les contes populaires du Moyen-Orient rassemblés dans Les Mille et Une Nuits, le roi Shahryar venge l’infidélité de sa femme en ordonnant son exécution et en épousant une nouvelle vierge chaque nuit, les faisant décapiter chacune d’elles au lever du soleil pour qu’elles n’aient pas le temps de tricher. Lorsqu’il manque de victimes, la jeune reine perse Shahrazad se porte volontaire mais bloque son propre meurtre en racontant au roi une histoire captivante après l’autre – et celles-ci deviennent les histoires que nous lisons.
Comme le dit Jeanette Winterson dans son nouveau livre – un tourbillon vertigineux de mémoires, d’histoire, de philosophie, de politique et d’entraide, vaguement lié au commentaire des Nuits – l’exploit de créativité...
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