Dix ans après le 13-Novembre, la Croix-Rouge face aux cicatrices de la «médecine de guerre»

Martinique France Antilles - 11/11
«C'était clairement de la médecine de guerre». Dix ans après, le souvenir d'Eric, qui «gérait les secours» de la Croix-Rouge à Paris cette nuit-là, résume la rupture que les attentats du 13 novembre 2015 ont représentée pour les bénévoles.

Ce soir-là, la France bascule dans l'horreur. 130 morts et des centaines de blessés au Stade de France, sur les terrasses parisiennes, au Bataclan.

Près de 400 bénévoles et 54 véhicules de la Croix-Rouge sont mobilisés dès les premières heures dans le cadre du plan Aramis, leur dispositif d'urgence conçu pour les accidents "multi-sites".

L'association connaissait les scénarios "multivictimes" (accidents, explosions), mais n'avait pas anticipé ce genre d'attaques.

"Nous étions restés sur l'habitude des explosions", explique Florent Vallée, directeur de l'urgence de la C...
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